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Saint-Roch prend ses couleurs

Saint-Roch prend ses couleurs

Saint-Roch prend ses couleurs
Marc-Antoine Beauchesne est un entrepreneur de Québec principalement en restauration et hôtellerie. Il occupe également le poste de Président de la société de développement commercial du Centre-Ville. 

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À l’automne, Saint-Roch se découvre sur un autre rythme. L’air devient plus frais, les couleurs gagnent les rues et Saint-Joseph donne envie de ralentir. On y vient pour marcher, manger, entrer dans une boutique, découvrir une adresse au hasard ou simplement se laisser guider par ce qui attire l’oeil.

UN CAFÉ, PUIS LA RIVIÈRE

La journée peut commencer doucement, pendant que Saint-Joseph s’éveille et que les commerces ouvrent leurs portes. Chez Maelstrøm Saint-Roch, le café peut facilement se prolonger en brunch. Un peu plus loin, Café Saint-Henri attire les amateurs d’espresso, tandis que La Boîte à Pain donne une bonne raison de suivre l’odeur du pain chaud.

Après cette première halte, quelques rues suffisent pour rejoindre les berges de la rivière Saint-Charles. Le contraste arrive vite. Derrière, les commerces, les voitures, le mouvement du centre-ville. Devant, l’eau, les arbres et le sentier qui file sous les branches. En automne, les feuilles colorent le décor, se déposent au sol et se reflètent dans la rivière. On marche sans trop regarder l’heure, on s’arrête près de l’eau, puis on revient doucement par le jardin Jean-Paul-L’Allier, petit îlot de verdure où Saint-Roch montre son côté plus calme.

L’AUTOMNE OUVRE L’APPÉTIT

Après avoir marché, il suffit de revenir sur Saint-Joseph pour comprendre que le quartier ne manque pas de bonnes adresses. Quand l’air est frais, un bol fumant chez Tora-Ya Ramen arrive à point. Lorsqu’il fait encore assez doux pour s’attarder un peu, une pizza napolitaine chez Nina devient une option difficile à refuser.

La suite peut se décider sur place. On entre dans une boutique, on s’arrête devant une vitrine, on découvre un commerce qu’on n’avait pas prévu visiter. Saint- Roch gagne à être exploré sans horaire trop serré. C’est souvent en gardant un peu de liberté que le quartier se révèle le mieux. L’après-midi peut aussi prendre une tournure culturelle. Un détour par Méduse rappelle l’importance de la création dans l’identité du quartier. Plus loin, la Bibliothèque Gabrielle-Roy offre une autre halte intéressante, autant pour son architecture renouvelée que pour sa place dans la vie du secteur. À la tombée du jour, sa façade devient elle-même un lieu de spectacle avec Lueurs de mémoire, une murale vidéo inspirée des archives de Québec qui transforme la place Jacques-Cartier en arrêt à ne pas manquer avant la soirée.

Bibliothèque Gabrielle-Roy

QUAND LE JOUR COMMENCE À TOMBER

À mesure que la lumière décline, Saint-Joseph s’anime autrement. Les vitrines s’éclairent, les restaurants accueillent leurs premiers clients et l’Église Saint-Roch attire le regard au bout de la rue. À l’intérieur, AURA transforme l’architecture du lieu avec la lumière, les projections et la musique. Après les couleurs de l’automne dehors, l’expérience plonge les visiteurs dans un univers complètement différent, plus immersif, presque enveloppant.Pour le souper, les possibilités sont nombreuses. Le Clocher Penché demeure une adresse appréciée pour une cuisine liée aux produits et aux saisons. Battuto séduit avec son approche italienne et ses pâtes maison. Honō Izakaya, de son côté, se prête bien à une soirée plus animée, autour d’assiettes à partager. Peu importe l’adresse choisie, Saint-Roch garde encore assez d’énergie pour prolonger la sortie. 

TERMINER LA JOURNÉE EN MUSIQUE

En revenant sur Saint-Joseph, le London Jack offre une finale bien différente. On y pousse la porte d’un pub britannique à l’ambiance authentique, où la musique live occupe une place importante. Plusieurs soirs, la scène prend vie et l’atmosphère change au rythme des groupes et des musiciens invités. On entre pour prendre une pinte, puis on reste parfois plus longtemps que prévu, simplement parce que la soirée s’installe bien.

C’est peut-être ainsi que Saint-Roch se vit le mieux à l’automne : un café le matin, une marche au bord de la rivière, une adresse gourmande, un détour culturel, les lumières de fin de journée et une dernière chanson avant de rentrer. On peut prévoir quelques arrêts, réserver une table, choisir une activité. Mais il faut aussi garder de la place pour ce qui n’était pas au programme.

Cet automne, il suffit de prévoir quelques vêtements chauds, de prendre la direction de Saint-Joseph et de commencer à marcher. Pour la suite, Saint-Roch s’occupe du reste.