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Géographe de formation, Mélanie Jean est également photographe et auteure. Elle se passionne pour le monde du tourisme, qu’il soit urbain ou en pleine nature. Créatrice du populaire compte Instagram ilovequebeccity, elle a publié Quand Champlain rencontre Frontenac aux Éditions Le Baladin en 2022 et, tout récemment en 2026, 300 raisons d’aimer Québec aux Éditions de l’Homme. Dans les airs comme sur terre, c’est avec enthousiasme qu’elle nous partage sa passion pour le territoire.
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Chaque automne, un phénomène discret se déroule au-dessus de nos têtes. Alors que les journées raccourcissent et que les températures baissent, des milliers d’oiseaux quittent leurs territoires de reproduction pour entreprendre un long voyage vers le sud. Si la région de Québec est un endroit privilégié pour observer cette migration, ce n’est pas un hasard : sa géographie joue un rôle important dans le déplacement des oiseaux.
LE FLEUVE COMME POINT DE REPÈRE
Le fleuve Saint-Laurent est au coeur de cette histoire. Véritable corridor naturel, il traverse le territoire sur des centaines de kilomètres et offre aux oiseaux migrateurs un repère géographique facilement identifiable. Ses rives, ses battures, ses marais et les nombreux milieux humides qui l’accompagnent constituent aussi des haltes précieuses où les oiseaux peuvent se nourrir et reprendre des forces avant de poursuivre leur route.
À l’automne, plusieurs espèces qui ont passé l’été plus au nord empruntent donc cette grande voie de migration. Certaines longent le fleuve, alors que d’autres traversent directement la région. Pour elles, le paysage québécois devient une succession de sites d’alimentation et de repos avant de poursuivre vers les États-Unis, le Mexique, l’Amérique centrale ou même l’Amérique du Sud.
Située sur un important corridor naturel entre le nord du continent et les régions plus méridionales, Québec se trouve sur la route de nombreuses espèces
migratrices. Entre le fleuve, les battures, les parcs urbains et les forêts qui jalonnent son territoire, la région offre une succession de haltes essentielles à ces grands voyageurs.
Alors, cet automne, levez les yeux au ciel et profitez- en pour vous rendre en nature afin d’observer ce phénomène. Parfois, il suffit d’un sentier,
d’un belvédère ou d’un moment de silence au bord du fleuve pour assister à l’un des plus beaux mouvements de la saison.
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Québec, sur la route des grands voyageurs
Québec, sur la route des grands voyageurs
LE FLEUVE COMME POINT DE REPÈRE
Le fleuve Saint-Laurent est au coeur de cette histoire. Véritable corridor naturel, il traverse le territoire sur des centaines de kilomètres et offre aux oiseaux migrateurs un repère géographique facilement identifiable. Ses rives, ses battures, ses marais et les nombreux milieux humides qui l’accompagnent constituent aussi des haltes précieuses où les oiseaux peuvent se nourrir et reprendre des forces avant de poursuivre leur route. À l’automne, plusieurs espèces qui ont passé l’été plus au nord empruntent donc cette grande voie de migration. Certaines longent le fleuve, alors que d’autres traversent directement la région. Pour elles, le paysage québécois devient une succession de sites d’alimentation et de repos avant de poursuivre vers les États-Unis, le Mexique, l’Amérique centrale ou même l’Amérique du Sud.UNE QUESTION DE SURVIE
Pourquoi les oiseaux migrent-ils? D’abord pour survivre. Lorsque l’hiver approche, la nourriture devient plus difficile à trouver dans les régions nordiques. La migration permet donc à de nombreuses espèces de profiter de ressources alimentaires encore abondantes plus au sud et de températures plus clémentes. Au printemps, elles reprendront le chemin inverse afin de retrouver leurs territoires de reproduction. La région de Québec possède une autre caractéristique intéressante : elle se trouve à la rencontre de plusieurs milieux naturels. Le fleuve, les forêts, les battures et les grands espaces verts forment une mosaïque d’habitats qui peut accueillir une grande diversité d’espèces. Même en ville, un parc ou un boisé peut devenir une petite oasis pour un oiseau en migration. Le Domaine de Maizerets et la Base de plein air de Sainte-Foy, par exemple, sont deux lieux où l’on peut profiter de ce passage des migrateurs chaque année.© Mélanie Jean
DES LIEUX D’OBSERVATION PRIVILÉGIÉS
Sur la Côte-de-Beaupré, près de Québec, les battures du fleuve Saint-Laurent offrent des conditions particulièrement favorables aux oiseaux migrateurs. Ces vastes étendues, découvertes au gré des marées, constituent de véritables garde-manger pour ces grands voyageurs, qui y refont leurs réserves d’énergie. L’un des endroits les plus impressionnants pour observer ce phénomène est sans doute la réserve nationale de faune du Cap-Tourmente, située à l’est de Québec. Chaque automne, des milliers d’oies des neiges y font halte, attirées notamment par les ressources alimentaires disponibles dans les battures et les marais. Au nord de la ville, un autre milieu naturel mérite l’attention : les Marais du Nord, à Stoneham-et-Tewkesbury. Situé au nord du lac Saint-Charles, ce vaste milieu humide protégé offre nourriture et refuge à de nombreuses espèces. À l’automne, le site devient ainsi un point d’observation intéressant pour suivre le passage des migrateurs.© Mélanie Jean
LEVER LES YEUX VERS L’AUTOMNE
Située sur un important corridor naturel entre le nord du continent et les régions plus méridionales, Québec se trouve sur la route de nombreuses espèces migratrices. Entre le fleuve, les battures, les parcs urbains et les forêts qui jalonnent son territoire, la région offre une succession de haltes essentielles à ces grands voyageurs. Alors, cet automne, levez les yeux au ciel et profitez- en pour vous rendre en nature afin d’observer ce phénomène. Parfois, il suffit d’un sentier, d’un belvédère ou d’un moment de silence au bord du fleuve pour assister à l’un des plus beaux mouvements de la saison.
Procurez-vous sans tarder le livre, 300 raisons d’aimer Québec : iciÀ lire également sur Voilà Québec
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