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Les escaliers de Québec : la ville entre deux niveaux

Les escaliers de Québec : la ville entre deux niveaux

Les escaliers de Québec : la ville entre deux niveaux

Les escaliers de Québec : la ville entre deux niveaux

Une ville sur deux étages a besoin de coutures : à Québec, ce sont les escaliers. Une trentaine d’escaliers publics relient la Haute-Ville et la Basse-Ville, et les emprunter est l’une des façons les plus authentiques, et les plus gratuites, de comprendre la géographie de la ville. Ce guide prolonge notre dossier quoi faire gratuitement à Québec avec quatre escaliers qui valent le détour à eux seuls.

L’escalier Casse-Cou : le doyen spectaculaire

Son nom annonce la couleur. L’escalier Casse-Cou dégringole de la côte de la Montagne vers la rue du Petit-Champlain, au cœur du quartier le plus photographié de la ville. Boutiques et enseignes s’accrochent à ses paliers, et chaque volée de marches recadre la rue en contrebas. C’est l’alternative gratuite au funiculaire voisin, et bien des visiteurs la trouvent plus mémorable que la cabine vitrée.

L’escalier Frontenac : la montée des photographes

Depuis la côte de la Montagne, l’escalier Frontenac grimpe vers le parc Montmorency et les abords de la terrasse. La montée est franche, mais les pauses s’imposent d’elles-mêmes : à chaque palier, les toits de la Basse-Ville, le fleuve et la rive de Lévis composent un tableau différent. Au sommet, on débouche à deux pas des plus beaux points de vue de la Haute-Ville.

L’escalier de la Terrasse : le raccourci du Château

Discret, l’escalier de la Terrasse relie le quartier du Petit-Champlain aux abords de la terrasse Dufferin. C’est le chemin des habitués qui veulent passer du niveau du fleuve au balcon de la ville sans détour. On le combine naturellement avec le Casse-Cou pour boucler la boucle Haute-Ville, Basse-Ville en une petite heure de marche.

L’escalier Lépine : l’échappée vers Limoilou

Loin du circuit touristique, l’escalier Lépine descend du plateau vers les quartiers centraux, côté rivière Saint-Charles. Il rappelle que les escaliers de Québec ne sont pas un décor : ce sont des infrastructures de tous les jours, empruntées par les résidents bien plus que par les visiteurs. Le prendre, c’est changer de ville en quelques dizaines de marches.

Un patrimoine qui se monte et se descend

Ces escaliers racontent l’histoire du travail à Québec : ouvriers du port et des manufactures montant et descendant entre le logement d’en haut et l’emploi d’en bas, bien avant que les visiteurs n’en fassent des décors de photos. Plusieurs ont été reconstruits en fer ou en béton au fil des décennies, mais leurs tracés, eux, n’ont presque pas bougé depuis le 19e siècle. Les emprunter aujourd’hui, c’est littéralement mettre ses pas dans ceux de la ville.

En pratique

  • Effort : comptez de 60 à 130 marches selon l’escalier. Les sportifs de la ville en font des circuits d’entraînement; les contemplatifs, des pauses photo.
  • Hiver : les escaliers principaux sont entretenus, mais les marches restent glissantes par grand froid; les crampons amovibles ne sont pas un luxe.
  • Boucle suggérée : Casse-Cou à la descente, flânerie dans le Petit-Champlain et à Place Royale, remontée par l’escalier Frontenac.

Chaque escalier débouche sur un panorama : notre guide des belvédères et points de vue de Québec vous dit lesquels. Et pour le reste de la ville sans billet, des parcs aux murales, tout est réuni dans notre guide du Québec gratuit.