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La cuisine au guéridon dans les règles de l’art

La cuisine au guéridon dans les règles de l’art

La cuisine au guéridon dans les règles de l’art

La cuisine au guéridon dans les règles de l’art

Au 26, rue Saint-Louis, on s’appuie sur le même concept depuis novembre 1956. Les plats sont cuisinés et servis sous vos yeux, à la table, dans les règles de l’art du service au guéridon. Bienvenue au Continental, restaurant historique du Vieux-Québec, où la tradition culinaire française perdure.


L’expérience du guéridon, du grand art en salle à manger

Au Continental, on ne se contente pas de vous servir de bons plats, on les prépare devant vous. Le chef de rang, toujours tiré à quatre épingles, s’avance avec son chariot, verse, flambe, mélange. Précision des gestes, beauté des flammes, cérémonial, le spectacle suscite l’émerveillement.
L’institution propose des classiques indémodables comme la sole meunière, le filet mignon en boîte ou encore les fameuses crêpes Suzette flambées au Grand Marnier. Pas question de toucher à ces recettes. Elles n’ont pas changé depuis plus de 60 ans et c’est justement ce que la clientèle apprécie. « Beaucoup nous disent qu’ils vont lire le menu… mais finissent par commander leur plat préféré », raconte, amusé, Mathieu Pettigrew, copropriétaire du restaurant.

La force de la constance

Ici, on ne parle pas de « réinvention du menu » ou de « virage créatif ». Le Continental est un repère. Pour plusieurs, c’est un rituel familial. « On reçoit aujourd’hui les enfants, petits-enfants, et même arrière-petits-enfants de nos premiers clients. C’est touchant et ça donne un sens à ce qu’on fait », confie M. Pettigrew.
Cette fidélité repose sur une carte fidèle aux traditions, une qualité irréprochable des ingrédients et un souci du détail poussé à l’extrême. Nappes blanches, argenterie, cadre chaleureux et employés en smoking en témoignent. On entre ici comme on entre dans un roman, avec le sentiment de traverser le temps.
Façade du restaurant Le Continental le soir, 26 rue Saint-Louis, Vieux-Québec

Un personnel d’exception et engagé

Installé dans la maison Taschereau, une demeure érigée vers 1844, Le Continental emploie plus de 80 personnes, un chiffre élevé pour un restaurant de 140 places. Ce personnel abondant permet de maintenir un service au guéridon exigeant et de compter sur une brigade complète, incluant boucher, pâtissier et sommeliers.
Chaque soir, entre 20 et 25 employés de salle se relaient pour servir dans une chorégraphie bien orchestrée. Un luxe rare dans l’industrie d’aujourd’hui, où la rapidité et la rentabilité dictent souvent les règles du jeu.
Sylvain Pageau et Mathieu Pettigrew, devenus copropriétaires en 2009, ont tous deux fait carrière au sein de l’établissement. Pour Mathieu Pettigrew, prendre les rênes du Continental représente l’aboutissement d’un rêve d’enfance. Il a commencé comme plongeur à 13 ans, dans la cuisine où son père travaillait déjà comme chef. Il a ensuite gravi les échelons un à un, serveur, chef de rang, maître d’hôtel, puis président-directeur général.
En devenant copropriétaire, il réalise ainsi son rêve tout en honorant l’héritage des fondateurs, sans jamais trahir l’esprit des lieux. Pour lui, perpétuer cette tradition culinaire et ce style de service est une véritable mission. « Ce qu’on offre ici ne se retrouve nulle part ailleurs au Québec », affirme-t-il avec fierté.
En 2025, Hugo-Patrice Bourbeau et Mathieu Boucher se sont joints à Sylvain Pageau et Mathieu Pettigrew afin de contribuer à la gestion et à la pérennité de cette institution du Vieux-Québec.
Flambage au guéridon dans une poêle de cuivre au Continental
Assiette de fruits de mer au Continental, homard, crevettes, pétoncle et moules

Un engagement envers la qualité, coûte que coûte

Bien entendu, faire perdurer un menu classique pose des défis. Dans un contexte d’inflation, maintenir la qualité des ingrédients (dont plusieurs sont parmi les plus coûteux du marché, comme le filet mignon ou le homard) demande des choix courageux.
Mais pour les dirigeants, pas question de revoir à la baisse les standards de qualité qui font la réputation du Continental. Leur priorité demeure de préserver l’expérience telle qu’elle a toujours été offerte.
Entrée dressée au Continental, tranche de terrine, pain grillé, fleur comestible et chutney

Une adresse pour les grandes occasions

Qu’il s’agisse de célébrer un anniversaire, un diplôme, une promotion ou simplement de savourer un excellent plat, Le Continental fait figure de valeur sûre. C’est d’ailleurs sans doute ce qui explique pourquoi tant de familles, d’artistes et de politiciens continuent d’y retourner, année après année. Chaque plat y est un hommage à la tradition, chaque service, un numéro de haute précision et chaque client, un invité qu’on traite comme un habitué.
Alors qu’il célèbre son 70e anniversaire, cette institution québécoise prouve qu’elle reste intemporelle tout en étant profondément vivante.

restaurantlecontinental.com

Pour prolonger la lecture, notre guide quoi faire à Québec réunit les attraits, les activités par saison et l’agenda, et la page quoi faire ce week-end à Québec est mise à jour chaque jeudi.